
GESTUELLE
Certaines images naissent sans que l’on sache vraiment d’où elles viennent. Une silhouette se dessine, un mouvement s’esquisse, et soudain le regard croit reconnaître une présence. Peut-être un cavalier, peut-être simplement une forme en mouvement. L’image reste volontairement incertaine.
C’est dans cet espace entre le réel et l’imaginaire que mes toiles prennent vie. Elles parlent de ce qui nous traverse, de ces émotions parfois difficiles à saisir : l’élan, le trouble, la force, l’apaisement.
Les formes semblent alors porter leur propre histoire. Elles apparaissent, se rapprochent, se dispersent, comme des fragments d’un récit dont il ne resterait que quelques traces.
J’aime que la peinture conserve cette part de mystère. Qu’elle laisse au regard le temps de s’attarder, de chercher, de reconnaître peut-être quelque chose, puis de l’interpréter à sa manière. Une image n’a pas toujours besoin d’être définie pour être ressentie.























